ZThemes

Moonchild

theanimalblog:

PawPaw. Photo by jennifertomaloff

theanimalblog:

PawPaw. Photo by jennifertomaloff

theanimalblog:

Scared Fox. Photo by Rob_Janne

theanimalblog:

Scared Fox. Photo by Rob_Janne

theanimalblog:

Rolling leopardess (by Tambako the Jaguar)

theanimalblog:

Rolling leopardess (by Tambako the Jaguar)

Make a Wish

luciano-amadore:

…Oh non… Maintenant même Myu parlait de le tuer ? Non, il ne pouvait pas le laisser  faire ça, Myu devait rester pur comme il imaginait qu’il était, il devait l’aider à changer, devenir quelqu’un de meilleur et pas prendre ses pêchers sur son dos… L’expression du pâtissier était étrange, partagée entre de la réprobation et une sorte de supplication.

« Non Myu, non. Il ne faut pas que tu le tues… On va trouver une autre solution… si tu fais ça… tu ne vaudras pas mieux que moi. Je te remercie de vouloir m’aider mais… mais non. »

Sauf qu’il savait bien que Myu ne faisait pas uniquement cela pour l’aider, lui-même était impliqué et peut-être que s’il ne faisait rien l’autre connard allait lui prendre son être de lune. Il ne fallait surtout pas que cela arrive. Il avait beau tourner et retourner la situation dans tous les sens dans son cerveau, au point d’en avoir des douleurs, il lui semblait que la seule solution était celle à laquelle ils avaient pensé tous les deux. Cet homme devait mourir. Et en même temps il ne voulait qu’aucun des deux fassent le geste ultime qui prendrait la vie de cet être infâme.

Il déglutit en l’entendant. Le coréen semblait parfaitement sérieux, il n’y avait aucune trace d’hésitation dans son regard. Il ne considérait pas que les vies humaines fussent précieuses ? Mais cela devait être différent pour la sienne, vu qu’il était son humain, si l’un mourrait, l’autre aussi, alors il devait chérir sa vie comme la sienne… ? Pas sûr, mais bon il n’avait pas le temps de douter, c’était trop grave ce qu’il leur arrivait, il fallait se concentrer dessus, essayer de trouver une solution… D’ailleurs… mmh… Bonne idée que lui faire perdre la mémoire… Mais comment ? Il savait qu’il y avait des moyens d’endommager certaines parties du cerveau qui touchent à la mémoire mais il n’avait vraiment aucune compétence en la matière.

« J’en sais rien Myu… Il faudrait que je cherche… je n’ai jamais eu l’intention de faire quoi que ce soit de ce genre avant alors je ne suis pas super bien renseigné… Mais surement qu’un de mes livres de médecine me donnerait la réponse… »

Il ferma les yeux aussi en sentant sa caresse, l’appréciant comme jamais. Oh Myu qui ne l’avait pas jugé, qui s’était mis en danger pour découvrir qui lui faisait des menaces. Myu qui le caressait quand même maintenant qu’il avait appris ses pires secrets. Il prit la main dans la sienne en l’entendant, relevant des yeux tristes vers lui. Il resta silencieux un moment puis tira sa main à ses lèvres l’embrassant doucement sur les phalanges, lui faisant un regard doux aussi.

« On pourrait t’acheter une belle perruque le temps que cela repousse… Moi j’aime bien, cela dégage ton visage… et tu as un beau visage. »

Mais non pas de remarque sur cet œil. Il se doutait bien qu’il ne pouvait plus voir avec vu la différence, mais il ne trouvait pas cela monstrueux, au contraire, cela ajoutait une singularité à ce visage si précieux. Il se demandait seulement comment il avait fait pour avoir cela…? La lune n’avait pas pu le guérir ? Ou alors peut-être que…il était né comme ça ? C’était difficile à dire et il n’osait toujours pas lui poser la question. Il monta sa main pour caresser sa joue à lui dans un geste tout aussi tendre puis dans un élan d’affection le pris sur lui, l’asseyant sur ses genoux, l’entourant de ses bras protecteurs.

« On va s’en sortir Myu… et après on ira habiter dans une maison dans une forêt, une maison avec un toit en vitre, comme ça t’aura la lune qui viendra te caresser directement…»

Oh oui, quel doux rêve, ils seraient surement heureux quand tout cela serait fini, il attendait juste que ça finisse, s’accrochait au rêve dur comme du fer, il avait besoin d’espérer pour ne pas sombrer de nouveau dans la folie.

« Moi aussi, moi aussi je veux le tuer, ce connard. »

Au creux de ses bras, de cette enveloppe charnelle si réconfortante, il lui était difficile de repenser à l’autre humain qui l’avait martyrisé. Ce type n’allait pas se contenter de les laisser tranquille, cela leur avait été prouvé. Mais que serait sa prochaine attaque? Allait-il mettre sa menace à exécution et dénoncer les crimes de Luciano? Ce n’était pas une chance que les deux pouvaient prendre. Valait mieux agir le plus vite possible. Même si… on lui avait dit de ne rien faire. Et le choix reposait donc à : s’abaisser à leur niveau et tuer celui qui les faisait souffrir ou le laisser les détruire en restant « supérieur ».

Le choix était vite fait, du moins, pour lui. Les deux désiraient sa mort, alors pourquoi s’arrêter aux principes de la vie? Clairement, ces principes n’intéressaient pas l’homme aux yeux verts. Pourquoi devaient-ils le laisser faire ce qu’il voulait…

Myung-ki était terrifié à l’idée de devoir le rencontrer de nouveau. Il ne voulait pas l’approcher, ne voulait pas penser à lui, mais il occupait toutes ses pensées. Bon, et s’il pensait plutôt à quelle perruque qu’il désirait? Une perruque noire pour ne pas trop voir de différence? Une qui ne cacherait pas son œil défectueux? Longue ou courte? C’était la première fois que cela arriverait et ce n’était pas si commun sur la Lune… mais cela ne le dérangeait pas. Sa chevelure lui manquait déjà, mais c’était tant mieux s’il y avait une façon de l’oublier pendant qu’elle repousse.

« Comment va-t-on s’en sortir? Et s’il décide de vous dénoncer… ? On fuira? » Toujours fuir les dangers de ce monde ne l’assurait que son choix était le bon. Trouver ce cinglé et s’en débarrasser. Il lui suffirait d’attendre que le sommeil cueille le pâtissier, de s’extirper de sa chaleur et de sortir du bâtiment. Ah, mais en fait, il lui manquait l’adresse de l’homme. Ou peut-être s’il trainait dans les alentours cela l’attirerait? Mais était-il assez fort…

L’enfant de la Lune soupira et cala son dos contre le torse du blond. Il ne voulait pas non plus que ce dernier le réprimande ou pire encore, perde tout intérêt pour lui s’il allait après l’inconnu. « On devrait peut-être dormir pour le moment… je pourrais regarder les livres de votre bibliothèque… » Cela lui éviterait de rester coucher et de réfléchir pour rien.

Le brun se redressa doucement et vint poser un baiser sur sa tempe. Il ne pouvait pas sourire, n’ayant pas le cœur à le faire, mais l’intention était là. Le laissant seul pour rejoindre le lit, il alla plutôt vers la salle de séjour. Après avoir allumé une lampe, il regarda les titres des livres, cherchant un traitant sur la médecine comme il l’avait dit plus tôt.

[…]

La nuit arrivait à sa fin, les premières lueurs de l’aube s’annonçant à l’horizon, et l’être extra-terrestre avait fermé les yeux quelques instants. Pris entre la conscience et l’inconscience, il ne se rendit point compte qu’on s’approchait de lui et qu’on posait un mouchoir humide sur son nez pour l’endormir complètement. Son corps fut aisément soulevé et entraîné loin du fauteuil, loin du restaurant et ainsi, loin du confectionneur de tartes.

 

theanimalblog:

What Lies Behind. Photo by Roselien Raimond

theanimalblog:

What Lies Behind. Photo by Roselien Raimond

Make a Wish

luciano-amadore:

A attendre la lune, sans rien faire, uniquement à angoisser, cela pouvait être épuisant. Au réveil de Myu, lui était endormi depuis quelques heures, sur la table de la cuisine. Ses cauchemars étaient si perturbants qu’il était bien content de voir le corps de Myu bouger près de lui. Il cligna des yeux, se redressant d’un coup en se rappelant de leur situation. Il voulait voir comment allait Myu et il fut soulagé en le voyant. Il avait l’air beaucoup mieux, il ne saignait plus, ses os paraissaient s’être ressoudés d’eux-mêmes. Les créatures des lunes étaient fascinantes, il imaginait que sur sa planète, il pouvait guérir instantanément.  Mais le voir dans cet état l’avait vraiment secoué. Mais pas seulement c’était surtout le sentiment qu’il avait eu en le voyant comme ça… le surement dû au lien qui les unissait. Il n’imaginait pas quelle sensation il pourrait bien ressentir si Myu venait à mourir. Il en serait surement tellement accablé qu’il se laisserait probablement crever dans un coin lui aussi.

« Ouf… Je me disais que la lune t’aiderait… mais son pouvoir sur toi est encore plus grand que ce que je pensais… tant mieux… »

Il restait juste des cheveux qui n’avaient pas vraiment repoussé à vrai dire, même si les pointes étaient bien plus belles que quelques heures auparavant. Il lui sourit et lui tira un siège pour qu’il s’asseye à ses côtés. Il veillerait quand même à prendre soin de lui, qu’il n’utilise pas trop ses bras et que personne ne touche à son nez, il n’arrivait pas à croire qu’il était comme neuf en quelques minutes de lune… Enfin quoi que… peut-être qu’il avait dormi plus longtemps que ça.

« C’est de ma faute si on t’a tabassé… »

Il baissa les yeux un instant avant de relever les yeux vers lui, les yeux rond comme des soucoupes, c’était tellement… étrange. Il y avait des connections qui ne voulaient pas se faire dans son cerveau. Le mec de la boutique c’était l’auteur de la lettre et ce type là l’aimait ? Impossible. Il était sûr qu’il aurait remarqué si quelqu’un l’aimait. Il fronça les sourcils.  Tout ça ne lui disait rien qui vaille. Maintenant qu’il y pensait il avait déjà croisé le regard de ce type-là souvent. Un frisson lui parcouru l’échine. Dire que ce taré avait pensé à lui, l’avait espionné. Au point de connaître tous ses secrets les plus profonds… Même celui-là.

« …c’est…c’est ce connard qui t’as fait ça… »

Son sang bouillonnait, il avait des envies de meurtre encore, des envies incontrôlables, il aurait voulu lui sauter dessus, l’égorger, voir le sang s’écouler lentement de son corps sans vie. Il voulait ce type mort. Mais il devait se contrôler, pas encore. Il ne devait plus tuer. Il devait changer. Myu était là pour l’aider, tout irait bien.

«  Il veut ta peau… A cause de moi… Quel fou… on va trouver un moyen t’inquiète pas. Je ne le laisserais pas t’avoir, ni m’avoir moi… »

Son cerveau tournait à toute vitesse, mais il n’arrivait pas à trouver une autre conclusion que celle qui lui était sautée au visage… Il fallait le tuer. Non, non, se calmer. Il devait se calmer, rester tout le temps avec son être lunaire, ne pas le laisser d’une semelle, le protéger comme son propre corps.

« On ne se quitte plus…ici ou ailleurs. S’il t’as tout seul… j’ai peur de ce qu’il pourrait te faire. Et s’il découvre qui tu es… Il va te garder en vie mais surement utiliser ton corps… ou te vendre… »

Oh mon dieu, non, il ne voulait pas l’envisager. Surtout pas ça. A côté, l’idée de donner son corps à ce connard pour qu’il se satisfasse et les laisse tranquille lui paraissait une solution envisageable. Mais il savait très bien qu’il ne se contenterait pas d’une seule fois.

Le vendre? Pour de l’argent? Myung-ki n’osait pas s’imaginer cette possibilité, et ne pourrait jamais s’abandonner à subir le même sort que ses parents. Il allait changer et renoncer à ce que l’on puisse lui faire du mal. Ce ne pouvait pas être si difficile de devenir plus fort, de se débarrasser des peurs qui rongent toute once de résolution d’exaucer le souhait de cette personne. Cette personne était poursuivie par un débile, et coûte que coûte, celui-ci allait devoir disparaître. Soit en les laissant tranquille, soit en étant… éliminé.

Mais ce qui aidait, c’était la présence de son humain. Sans lui,… ah, oui, sans lui, rien de tout cela ne lui serait arrivé. S’il n’existait pas, serait-il tombé au même moment? Serait-il tombé, point? Ce n’était évidemment pas la meilleure occasion pour y penser, et surtout, c’était inutile. Pourquoi réfléchir à cela lorsqu’ils faisaient face à des problèmes importants? Ce qui était fait, était fait. Rien du passé ne pouvait être arrangé. Aussi crue soit-elle, la réalité reste là. L’enfant de la Lune le réalisait en observant l’expression du pâtissier changer, dissimulant des émotions qui lui étaient jusqu’à présents inconnus.

Vouloir sa peau c’était le cas de le dire, mais il ne lui donnerait pas. Fallait-il se battre pour avoir Luciano? Il avait cru l’avoir reçu à un juste prix, qu’ils étaient liés et que rien ne pourrait changer leur relation. Personne n’avait le droit de s’interposer, prétextant l’amour… C’était un amour tordu qu’il voulait offrir, et cela ne serait pas acceptable. Et une nouvelle pensée lui vint, et si Myu était tombé trop tard? Ou trop tôt? Dans chaque scénario, une figure se tenait auprès de son Italien. Ce mari ou ce cinglé aux yeux verts. Il n’y aurait eu aucune place pour lui, aucune place pour changer. Peut-être il l’aurait veillé, de loin, essayer de passer inaperçu à son entourage. C’était douloureux d’y penser.

Non, cet inconnu ne méritait certainement pas Luciano.

« Je… je dois m’occuper de lui. C’est personnel, maintenant, ce type je le veux mort. Ou disparu. Son amour est empoisonné, je ne peux pas le laisser vous approcher. » Soupirant doucement, son regard se posa sur le visage de l’homme, un regard scrutateur. Il voulait juger sa réaction. Il ne souriait plus.

« Peut-être est-ce la seule façon de changer votre vie. Ou la mienne. Je ne considère pas vos vies de valeur égale aux nôtres, surtout pas pour les gens comme lui. La police ne peut tracer mes empreintes. » C’était ce qu’on lui avait raconté au sujet des crimes, mais pour tout avouer, il n’en connaissait vraiment pas grand-chose. Sur la Lune, les morts se faisaient rares. La vieillesse était longue à venir, et puis le désir de tuer un autre par ses propres moyens ne venait à leur esprit. Du moins, pas à sa connaissance.

Certes, la vengeance ne rapporterait pas ses parents, ceux-ci ayant disparus, que poussière agglomérée dans les nuages, ou découlant dans l’eau à présent… Et elle ne lui rapporterait probablement aucun sens de satisfaction. Par contre, sa violence contre lui, et ses intentions vis-à-vis de son être cher sont impardonnables. Ou est-ce qu’il y avait un moyen de lui faire perdre ses souvenirs? Le jour où il se souviendrait, ils ne seraient plus à proximité. C’était une façon de le tuer, sans lui retirer l’âme.

« Et si on lui effaçait sa mémoire? C’est possible? » Luciano préférerait peut-être cette alternative moins sanglante. Mais Myung-ki n’avait tout de même jamais eu l’intention de le faire souffrir.

« Ce n’est pas de votre faute… mais si je dois m’en occuper, je ne peux pas rater ma chance, sinon il va le savoir que je suis rétabli et cela est impossible pour un humain. »

Hochant la tête comme pour appuyer ses propos, le garçon se rapprocha du confectionneur de tartes. Aucun sourire n’ornait ses lèvres, mais son regard se voulait doux. Il tremblait à l’idée de le toucher après ce qui venait à peine de se passer, mais il savait –ou préférait croire- que Luciano ne lui ferait aucun mal, et ne lui voulait aucun mal. Ses doigts caressèrent sa joue, très délicatement, et ses yeux se fermèrent. De plus… il ne lui avait fait aucun commentaire sur ses cheveux. Myu n’était pas vain, mais sa chevelure qui cachait son œil aveugle- une certaine honte- le mettait plus à l’aise. Maintenant, il pouvait voir le blanc-bleuté qui servait juste à montrer sa défectuosité. Mais il n’avait rien dit là-dessus non plus.

« Je n’aime pas avoir les cheveux courts… »